Georgie
Ms. Tamara Laliashvili, Juge à la Cour suprême de Georgie a expliqué au Conseil d'Administration de Medel (réuni à Prague le 16 juin 2006) la situation de l'organisation judiciaire en Georgie.
Malgré l'engagement de la Georgie, après la "révolution rose", de réformer son système judiciaire dans un sens conforme aux standards de la communauté internationale, le pouvoir judiciaire est largement soumis aujourd'hui à l'exécutif. Feignant de réformer le pouvoir judiciaire et de lutter contre la corruption, le nouveau gouvernement a affaibli le pouvoir judiciaire et a renforcé le pouvoir présidentiel à l'aide de changements constitutionnels et législatifs.
Ainsi des juges, qui avaient fait preuve de leur indépendance et de leur professionnalisme sous l'ancien régime, ont été remplacés par de nouveaux juges souvent jeunes et inexpérimentés ou bien proches du gouvernement.
Ms. Tamara Laliashvili est l'une des quattre juges qui ont refusé de se résigner et de quitter leur office.
Malheureusement, le Haut Conseil de la Justice, un organe présidentiel, a engagé des poursuites disciplinaires contre ces juges et les a suspendus de leurs fonctions.
Résolution de Medel
Suite aux débats qui ont eu lieu à son conseil d'administration, Medel :
- dénonce l'arbitraire avec lequel des magistrats sont évincés, sans qu'aucune charge ne soit présentée contre eux;
- critique l'objectif du pouvoir en place qui cherche à mettre en place une magistrature plus proche de lui;
- rappelle que l'indépendance de la justice constitue un préréquis indispensable pour la construction d'une société, démocratique et pacifique;
- en appelle aux autorités et instances pertinentes en Europe et en République de Georgie.
La situation en Géorgie (mars 2008)


